Bonsoir à toutes et à tous.
Comme vous le savez sûrement, samedi dernier a eu lieu l’Assemblée Générale du Centre International Jules Verne d’Amiens. Moi-même et 6 autres administrateurs avions démissionné il y a quelques mois afin de protester contre des dérives du directeur autocrate, qui conduit petit à petit vers la mort certaine un centre initialement fondé par la famille Compère. Ne l’oublions pas, contrairement à ce que peut dire le directeur actuel se targuant d’être le fondateur de cette superbe structure qui n’a plus d’âme. Le CIJV est l’œuvre de la famille Compère, pas de Dekiss ! Et ce dernier est loin d’être un « créateur », comme il le prétend régulièrement en se présentant ici et là. C’est un destructeur né, a l’ego surdimensionné. Dommage que le talent n’en soit pas à la hauteur.
La semaine dernière une nouvelle liste a donc été proposée, composée de 3 grands noms (et indiscutables) de l’univers vernien : JM Margot, V. Dehs et D. Compère. Je ne vois pas qui ici pourrait se permettre de critiquer ces trois hommes dont les travaux et l’engagement relatif à Jules Verne n’a jamais faibli. Ils n’ont pas été élus, comme les autres (dont je faisais partie), victimes des « magouilles » du directeur qui a su une fois plus habilement jouer pour sauver sa peau, et surtout son salaire.
Ne voyez pas dans mes propos une quelconque rancune d’avoir perdu. Bien au contraire. Les quelques lignes écrites ici, qui n’engagent que moi (et écrites uniquement par moi), souhaitent souligner un problème grave, celui de la disparition progressive et programmée du Centre International Jules Verne.
Il n’y a plus de véritables verniens au conseil d’administration du Centre, si ce n’est le nauséabond JP Picot, dont les campagnes calomnieuses de dénigrement (que ce soit envers moi ou envers Laurence) alimentent régulièrement ces Forums. Mais vous savez maintenant que penser de lui, l’ayant vu agir à droite et à gauche et finalement se faire exclure des différentes instances auxquelles il participait – Société Jules Verne notamment. Donc, il ne reste plus de véritables verniens, si ce n’est JP Picot. Personne au centre n’est actuellement capable de répondre à des questions techniques et précises relatives à Jules Verne et son œuvre. Et lorsque des demandes sont faites, elles nous sont envoyées directement (nous = Volker, Laurence, Daniel, moi et bien d’autres). Je ne répondrai plus désormais à ces sollicitations, tout comme je ne participerai plus ni au Bulletin de la Société Jules Verne, ni à la Revue Jules Verne.
Le Centre Jules Verne se meurt, faute d’être phagocyté par un directeur et quelques administrateurs (tous ne sont pas à mettre dans le même panier, je pense notamment à Alexandre et Alain) qui ont pour seule ambition d’exister chez les verniens (fautes d’en être…) et de se remplir les poches, quitte pour cela à mettre le budget en déficit et risquer de mettre à la porte la quinzaine d’employés qui se plaignent régulièrement du harcèlement moral dont fait preuve le directeur.
Cela est particulièrement regrettable, d’autant plus que l’affaire se passe dans la ville où Jules Verne a fini ses jours. Le CIJV se meurt, et il ne reste malheureusement plus qu’à compter ses jours. La délégation de Service Public va passer en Régie directe, le centre va perdre définitivement son âme, et les collaborateurs les plus réguliers à la Revue Jules Verne (comme pour le Bulletin de la Société Jules Verne) vont aller publier ailleurs. Verniana va y gagner, Jules Verne aussi, mais Amiens et la France vont perdre pour longtemps le statut de patrie de Jules Verne.
Cela n’est pas sans me déplaire, c’est un clin d’œil bien vu pour un écrivain qui situait le plus souvent possible ses récits en dehors de la France. Je regrette simplement que nous ne soyons pas capables en France de mettre hors d’état de nuire tous ces parasites qui ne parlent de Jules Verne que lorsque cela fait parler d’eux (en remplissant leur compte en banque, au passage).
Puisse Jules Verne exister enfin, outre-atlantique pourquoi pas, mais puisse Jules Verne exister en dehors de ces hommes et de ces structures qui n’ont de vernien que le nom. Merci à celles et ceux qui sont véritablement passionnées par Jules Verne, et dont la passion est désintéressée. Il en reste et je les salue !
Bonne soirée, Lionel Dupuy.
Lionel Dupuy
33 chemin de Bernès
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Received on Sat 20 Mar 2010 - 20:08:26 IST