Bonsoir Volker et merci pour ton efficacité légendaire !
Bonsoir à toutes et à tous.
Donc, pour résumer, nous savons les difficultés que nous allons rencontrer.
Afin de prolonger cette discussion : quelles sont les personnes qui souhaitent participer au corpus critique ? Autre question : pensez-vous pertinent que nous commencions par Cinq semaines en ballon ?
Avant de commencer le travail, il faut établir un cahier des charges. Quelles sont les personnes qui acceptent de constituer un groupe (je veux bien en être le secrétaire et mettre sur papier ce cahier des charges) ?
Je serais vraiment heureux si l'année 2010 pouvait voir enfin le début de ce vieux serpent de mer...
L'aspect technique peut faire l'objet d'un second groupe. Je n'en ferai pas partie, je suis comme Volker, bien dépassé par la technique.
En fait, je vois trois groupes susceptibles de se constituer et de commencer à travailler :
- Un premier qui travaille sur le cahier des charges : qu'attendons-nous de ce corpus critique ?
- Un second relatif à l'aspect technique (cf. Mail de Garmt).
- Un troisième relatif aux romans que nous devrions analyser en premier. Quels romans à analyser ?
Ces trois groupes consitués, nous pourrons enfin envisager le début de la collaboration. Evidemment, l'établissement du cahier des charges doit être le plus rigoureux possible. Comme vous le savez, je n'ai aucune expérience en la matière, mais je suis prêt à synthétiser les échanges et à proposer d'ici une date définie un cahier des charges digne de ce nom, à partir duquel nous pourrons travailler.
Je reste toujours dans l'idée qu'il faudra un chargé de projets pour mener à son terme le projet et fédérer une équipe. Quelqu'un qui puisse impulser la dynamique. Qui aimerait tenter l'expérience... ?
Je sais que mes questions sont sûrement trop directes, mais il faut se les poser.
Le projet que nous allons mener nécessite toute les bonnes volontés, et surtout d'être désintéressé. Il n'y a rien à gagner dans cette histoire, si ce n'est promouvoir l'oeuvre de Jules Verne comme il se doit. Voilà une aventure qui me plaît bien.
Merci d'avance pour votre aide et vos différents retours.
Amicalement, Lionel.
> Message du 31/03/10 18:01
> De : "Volker Dehs"
> A : "Jules Verne Forum"
> Copie à :
> Objet : re: Corpus critique en ligne/édition électronique de Verne
>
>
> Salut, avant de continuer mes remarques (un peu rigides, j'y conviens, alors que la discussion continue, mais l'un n'exclue pas l'autre), je me rapporte à Cinq Semaines en ballon, puisque Lionel le préférait, et donne les faits durs:
>
> manuscrits: 2 fragments
> a) Paris, Bibliothèque nationale, cartes et plands, Fonds de la Société de Géographie, Réserve, Ms in-folio 1 (au verso des feuilles ms. de Vingt mille lieues sous les mers), 6 pages correspondant au ch. XXXVI
> b) Amiens, Bibliothèque municipale, JV MS 27 (1 page)
>
> versions imprimées
> pas d'édition préoriginale
> a) in-18: 1863, 83 éditions parues jusqu'en 1914, illustrée à partir de 1892/93
> b) in-8°: 1865, 1 édition, revendue en 1891 et 1895, illustrée
> c) gr. in-8°: 1867, plusieurs tirages jusqu'en 1911, illustration définitive; avec des illustrations agrandies en couleurs à partir de 1891 environ
>
> Pour ce titre, le texte a été successivement et chronologiquement modifié a - b - c (ce n'est pas le cas pour tous les titres); mais comme Verne (ou un employé d'Hetzel) a corrigé les textes ba) et c) entre les retirages, il serait indiqué de consulter un exemplaire des premières éditions et une édition tardive. Je reparlerai de ces problèmes qui ne facilitent pas les choses, mais qui se posent seulement pour les titres parus avant 1880
>
> Les éditions critiques prennent normalement comme texte de départ la dernière version corrigée du vivant de l'auteur et de préférence corrigée par lui. Pour Jules Verne c'est là que commencent les problèmes...
>
> Amitiés,
> Volker
>
--
Volker Dehs, Eisenbahnstr. 9, D-37073 Göttingen.
Von: Lionel Dupuy
Gesendet: 31.03.2010 13:04:42
An: Jules Verne Forum
Betreff: re: Corpus critique en ligne/édition électronique de Verne
Bonjour à toutes et à tous.
Je suis content de voir que nous revenons à ce sujet fondamental.
Je partage l'avis de Daniel, à savoir qu'il faut convoquer les spécialistes pour annoter tel ou tel roman. Mais la question qui se pose est de savoir à partir de quel moment peut-on être considéré comme un spécialiste légitime et reconnu de sa discipline ?
Je suis géographe et passionné par Jules Verne. J'y ai consacré ma thèse et bien d'autres textes. Pour autant, je ne me considère ni spécialiste de géographie, ni de Jules Verne. Ma connaissance de l’œuvre de Jules Verne est partielle, ma compétence en géographie (dite « littéraire ») se limite à ma thèse, bref je pense être l’exemple de quelqu’un qui pourra certes amener des idées, des lectures, des conseils, mais qui ne pourra jamais prétendre à mener un tel projet.
J’en reviens donc à ma question initiale du « chef de projet », à savoir celui qui aura la légitimité universitaire, et des verniens aussi, et la volonté de fédérer autour de lui un groupe de « chercheurs » qui accepteront de suivre un cahier des charges pour se lancer dans l’aventure.
De tels chefs de projet sont pour moi indispensables. Et ils sont rares. Il faut soit des universitaires (en place), et de préférence des littéraires reconnus pour leurs travaux sur JV (Daniel par exemple), soit des personnes reconnues comme spécialistes de Verne par la communauté (Volker, Jean-Michel par exemple). Evidemment, la nationalité importe peu tant que la personne en question maîtrise le français.
J’aimerai vraiment que nous réfléchissions sur un premier titre possible, et peut-être un titre simple à mener, afin de voir les difficultés que nous allons rencontrer.
Je partage l’avis aussi de Volker, à savoir les conseils qu’il donne pour faire un bon travail. L’avantage d’Internet est de permettre de gagner du temps et de renvoyer par des liens hypertextes à des sources, des analyses susceptibles d’ouvrir la réflexion. Donc, peut-être n’est-il pas besoin d’envisager des analyses trop longues, mais de bien souligner certains points fondamentaux.
Il faut donc initier une dynamique, car c’est d’elle que dépendra la mobilisation des verniens. L’exemple de Verniana est emblématique à cet égard. Tout le monde maintenant souhaite publier dans cette revue. Et la dimension internationale du comité de lecture ne peut que nous encourager dans la voie du corpus critique. L’œuvre de Jules Verne ne peut se limiter aux travaux français. Certes l’écriture devra être française, mais les recherches doivent provenir de partout.
Je suis prêt à travailler à l’établissement d’un cahier des charges digne de ce nom. Un cahier des charges dans lequel on précisera exactement ce que l’on attend. Egalement, il faudra que ce cahier des charges fixe des contraintes temporelles et techniques. Sur ce point, je pense qu’il est nécessaire d’ouvrir le débat.
Comme je l’ai dit, je souhaite que nous commencions rapidement à travailler sur le cahier des charges, puis de proposer un premier titre. Je repars sur ma proposition, celle de travailler sur « Cinq semaines en ballon ». C’est le premier titre des VE, celui qui a permis à JV de se faire connaître, et c’est un roman encore très lu. Car n’oublions pas que notre corpus critique doit toucher autant les spécialistes, curieux, universitaires, que les amateurs, lecteurs et autres personnes qui souhaitent aller plus loin dans la lecture.
A très bientôt donc et merci encore pour tout.
Lionel ;-)
> Lionel Dupuy
33 chemin de Bernès
64230 Sauvagnon - France
05 59 40 72 80 / 06 22 52 69 63
lioneldupuy~at~wanadoo.fr
http://pagesperso-orange.fr/jules-verne/
http://lioneldupuy.blogspot.com/
> Message du 30/03/10 17:40
> De : "Daniel Compère"
> A : "Jules Verne Forum"
> Copie à :
> Objet : Corpus critique en ligne/édition électronique de Verne
>
> Chers Amis,
>
> Merci à Volker de se lancer dans cet inventaire des questions et problèmes que pose l’édition électronique de l’œuvre de Jules Verne !
>
> Pour ma part, je rappelle que j’ai proposé, depuis que l’on parle de ce projet, que, précisément, il n’y ait pas une répartition des titres entre spécialistes, mais plutôt une annotation par spécialisation. L’annotation du « Voyage au centre de la Terre » aura besoin par exemple, d’un bon connaisseur en minéralogie. De mon côté, je m’étais proposé de travailler sur les allusions et références littéraires dans l’œuvre de Verne, mais pas tout seul non plus ! Cela dit, il faudra peut-être un “chef d’équipe” pour chaque roman, surtout les plus compliqués.
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> Cordialement,
>
> Daniel
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> le 30/03/10 16:32, volker dehs à volker.dehs~at~web.de a écrit :
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> Dear all, in a precedent message I announced some comments on the project called “Corpus Verne”, a critical online edition of Verne’s works. I pointed out that this is an essential philological work and I think it’s logical that contributors who want to assume the edition of a work must read and understand French; on the other hand, it’s desirable that all Vernians should be invited to contribute their special knowledge. My notes will be in French, but I will try to join a short summary in English. My commentaries don’t want to discourage potential collaborators but to point out some specific particularities and difficulties we will encounter in such an project.
>
> Two good French editions by Jacques Noiray and William Butcher exist which should be considered as standard editions with regard to intellectual exigencies. An object of discussion will be the question if the original illustrations of the novels should be considered as a part of the corpus or not (I think so). On the other hand a practical question is how to distribute the works to the collaborators, a work as “Journey to the Center of the World” will interest more editors as, for example, the “Géographie de la Francs et de ses colonies”.
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> Other remarks will follow on the corpus itself, the manuscripts, variants between different editions, the correction of errors and juridical problems.
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> Avant de commencer une telle entreprise, il est bien de voir ce qui a été fait déjà. Un texte bien établi des romans verniens n’existe pas encore, même dans les deux éditions commentées parues chez Gallimard folio (« Vingt mille lieues » par Jacques Noiray, « Tour du monde » par William Butcher ; j’exclue pour sa qualité médiocre le « Hatteras » de Borderie) ; leur lecture se prête pour bien se rendre compte des difficultés et exigences d’une telle édition, bien que Noiray ne tienne même pas compte ni des manuscrits ni des variantes entre les 3 versions publiées (Magasin, in-18, gr. in-8°) ; Butcher le fait bien, mais on a parfois l’impression que le choix des variantes soit plus ou moins arbitraire (ce dont je ne le blâmerai pas : il serait tout simplement impossible de tenir compte de tout dans une telle publication destinée au grand public) ; je reviendrai plus tard à ces problèmes-là.
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> Une question d’ordre général est si les illustrations originales (p. ex. du « Musée des familles » et des éditions Hetzel) doivent être reproduites ou non. Il y a des puristes (j’emploie ce mot dans un sens neutre et non péjoratif) disant que le texte peut (et doit même) se passer des illustrations, d’autant plus que celle-ci vampyriseraient sur l’imagination du lecteur ; aussi, la somptueuse édition de la Pléiade n’accepterait probablement jamais une iconographie quelconque accompagnant un texte littéraire. A cette vue, déjà défendue par Flaubert, je répondrais que l’&oeliguvre de Verne s’insère bien dans une stratégie éditoriale de la littérature populaire qui se fonde aussi bien sur le texte que sur l’image et qui, par la suite, n’a cessé d’influer sur la réception de l’auteur. Dans le cas particulier de Verne, l’écrivain a souvent – mais pas toujours – collaboré avec ses illustrateurs en proposant des modèles aux personnages, paysages etc., qui révèlent parfois les sources dont il s’est servi à son tour. Quelquefois, l’illustration a même provoqué la réécriture (partielle) du texte. Dans le cas de deux textes écrits pour le « Musée des familles », ils ont été écrits après des illustrations préexistantes de sorte qu’elles soient à la genèse même du texte. Aussi – et non seulement pour des considérations nostalgiques et esthétiques – je suis pour l’inclusion de ces illustrations originales. Ceci vaut également pour les cartes qui ont souvent été dressées par ou d’après Jules Verne lui-même. Ces images dépassent donc de loin leur statut simplement décoratif et documentaire.
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> Si le Corpus se réalise, il est évident que cette réalisation s’étendra sur de nombreuses années, sinon des décennies, et nécessitera beaucoup de collaborateurs. S’il va de soi que chacun puisse apporter sa note personnelle, il faudra tout de même garantir un niveau intellectuel minimum qui respecte avant tout que l’édition critique d’un texte soit un travail essentiellement philologique et devra se passer de toute improvisation. Un tel travail doit impérativement tenir compte d’un établissement de texte fondé sur la comparaison des différentes versions éditées du vivant de l’auteur ; il faut prendre en considération les manuscrits et les sources principales dont Verne s’est servi. Souvent, ces dernières sont à rechercher et à lire, ce qui demandera du temps, d’autant plus que de nombreux textes sont difficiles à accéder (heureusement, gallica existe !). La question des traductions en autres langues que le français est étrangère au corpus et ne concerne les 2 ou 3 textes dont la première traduction a été réalisée en anglais et dont les manuscrits autographes n’ont pas encore été retrouvés.
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> Un des problèmes à résoudre sera évidemment la répartition des tâches parmi les collaborateurs potentiels. Je m’imagine que plus d’un voudrait s’occuper du « Voyage au centre de la Terre » ou de « Vingt mille lieues sous les mers » (encore qu’il s’agit là de deux titres posant énormément de problèmes&hellip), alors que peu de chercheurs vont s’enthousiasmer pour la « Géographie de la France et de ses colonies »&hellip (à suivre)
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> Dear all, in a precedent message I announced some comments on the project called “Corpus Verne”, a critical online edition of Verne’s works. I pointed out that this is an essential philological work and I think it’s logical that contributors who want to assume the edition of a work must read and understand French; on the other hand, it’s desirable that all Vernians should be invited to contribute their special knowledge. My notes will be in French, but I will try to join a short summary in English. My commentaries don’t want to discourage potential collaborators but to point out some specific particularities and difficulties we will encounter in such an project.
> Two good French editions by Jacques Noiray and William Butcher exist which should be considered as standard editions with regard to intellectual exigencies. An object of discussion will be the question if the original illustrations of the novels should be considered as a part of the corpus or not (I think so). On the other hand a practical question is how to distribute the works to the collaborators, a work as “Journey to the Center of the World” will interest more editors as, for example, the “Géographie de la Francs et de ses colonies”.
> Other remarks will follow on the corpus itself, the manuscripts, variants between different editions, the correction of errors and juridical problems.
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> Avant de commencer une telle entreprise, il est bien de voir ce qui a été fait déjà. Un texte bien établi des romans verniens n’existe pas encore, même dans les deux éditions commentées parues chez Gallimard folio (« Vingt mille lieues » par Jacques Noiray, « Tour du monde » par William Butcher ; j’exclue pour sa qualité médiocre le « Hatteras » de Borderie) ; leur lecture se prête pour bien se rendre compte des difficultés et exigences d’une telle édition, bien que Noiray ne tienne même pas compte ni des manuscrits ni des variantes entre les 3 versions publiées (Magasin, in-18, gr. in-8°) ; Butcher le fait bien, mais on a parfois l’impression que le choix des variantes soit plus ou moins arbitraire (ce dont je ne le blâmerai pas : il serait tout simplement impossible de tenir compte de tout dans une telle publication destinée au grand public) ; je reviendrai plus tard à ces problèmes-là.
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> Une question d’ordre général est si les illustrations originales (p. ex. du « Musée des familles » et des éditions Hetzel) doivent être reproduites ou non. Il y a des puristes (j’emploie ce mot dans un sens neutre et non péjoratif) disant que le texte peut (et doit même) se passer des illustrations, d’autant plus que celle-ci vampyriseraient sur l’imagination du lecteur ; aussi, la somptueuse édition de la Pléiade n’accepterait probablement jamais une iconographie quelconque accompagnant un texte littéraire. A cette vue, déjà défendue par Flaubert, je répondrais que l’&oeliguvre de Verne s’insère bien dans une stratégie éditoriale de la littérature populaire qui se fonde aussi bien sur le texte que sur l’image et qui, par la suite, n’a cessé d’influer sur la réception de l’auteur. Dans le cas particulier de Verne, l’écrivain a souvent – mais pas toujours – collaboré avec ses illustrateurs en proposant des modèles aux personnages, paysages etc., qui révèlent parfois les sources dont il s’est servi à son tour. Quelquefois, l’illustration a même provoqué la réécriture (partielle) du texte. Dans le cas de deux textes écrits pour le « Musée des familles », ils ont été écrits après des illustrations préexistantes de sorte qu’elles soient à la genèse même du texte. Aussi – et non seulement pour des considérations nostalgiques et esthétiques – je suis pour l’inclusion de ces illustrations originales. Ceci vaut également pour les cartes qui ont souvent été dressées par ou d’après Jules Verne lui-même. Ces images dépassent donc de loin leur statut simplement décoratif et documentaire.
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> Si le Corpus se réalise, il est évident que cette réalisation s’étendra sur de nombreuses années, sinon des décennies, et nécessitera beaucoup de collaborateurs. S’il va de soi que chacun puisse apporter sa note personnelle, il faudra tout de même garantir un niveau intellectuel minimum qui respecte avant tout que l’édition critique d’un texte soit un travail essentiellement philologique et devra se passer de toute improvisation. Un tel travail doit impérativement tenir compte d’un établissement de texte fondé sur la comparaison des différentes versions éditées du vivant de l’auteur ; il faut prendre en considération les manuscrits et les sources principales dont Verne s’est servi. Souvent, ces dernières sont à rechercher et à lire, ce qui demandera du temps, d’autant plus que de nombreux textes sont difficiles à accéder (heureusement, gallica existe !). La question des traductions en autres langues que le français est étrangère au corpus et ne concerne les 2 ou 3 textes dont la première traduction a été réalisée en anglais et dont les manuscrits autographes n’ont pas encore été retrouvés.
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> Un des problèmes à résoudre sera évidemment la répartition des tâches parmi les collaborateurs potentiels. Je m’imagine que plus d’un voudrait s’occuper du « Voyage au centre de la Terre » ou de « Vingt mille lieues sous les mers » (encore qu’il s’agit là de deux titres posant énormément de problèmes&hellip), alors que peu de chercheurs vont s’enthousiasmer pour la « Géographie de la France et de ses colonies »&hellip (à suivre)
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Received on Wed 31 Mar 2010 - 22:26:02 IDT