1. Biffé: « jeunes personnes », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « adolescents ».
  2. Biffé: « époque », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « période ».
  3. Biffé: « jeune adolescent », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « jeune homme ».
  4. Biffé: « problème », remplacé à la suite dans le manuscrit par « théorème ».
  5. Encelade était un Titan foudroyé par Zeus et enseveli sous l’Etna.
  6. Biffé: « exigeait la », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « voulait ».
  7. Dans le manuscrit, « plus » est biffé et remplacé par « moins ».
  8. Biffé: « sa propriété », remplacé au-dessus par « son coin de terre ».
  9. Biffé: « Pendant ».
  10. Jules Verne a écrit « ces » dans le manuscrit.
  11. Enée, le héros de l’Enéide de Virgile, est un survivant de la guerre de Troie (cité par Homère dans l’Iliade, XX, 307). Il fonda un nouveau royaume en Italie après des voyages et des péripéties rappelant les pérégrinations d’Ulysse et qui sont précisément le sujet de l’Enéide. Le séjour d’Enée à Carthage auprès de la reine Didon est une élément important de cette épopée, de même que sa descente aux Enfers où il entrevoit la grandeur future de Rome.
  12. Cupidus videndi: « curieux de voir » (grammaire de Lhomond, p. 136).
  13. Deus sanctus: « Dieu est saint » (est est sous-entendu, grammaire de Lhomond, p. 133).
  14. Virtus et vitium contraria: « la vertu et le vice sont contraires » (sunt est sous-entendu, grammaire de Lhomond, p. 134).
  15. Domus inclinata recumbit: fin du vers 59 du livre XII de l’Enéide de Virgile. La citation complète est: in te omnis domus inclinata recumbit, ce qui signifie « toute notre maison chancelante repose sur toi ». Chez Virgile, la lignée en voie d’extinction est celle du roi Latinus et de son épouse Amata.
  16. Recumbit humi bos: cette parade du savoir de l’élève est une citation inexacte de Virgile (Enéide, livre V, vers 481) où Anselme des Tilleuls emploie par erreur recumbit au lieu de procumbit.
  17. Procumbit humi bos: « le boeuf tombe en avant sur le sol » (traduction Jacques Perret du vers 481 du livre V de l’Enéide).
  18. Attamen: « cependant ».
  19. Vir bonus dicendi peritus: c’est la définition de l’orateur pour Caton l’Ancien, « un homme de bien habile à la parole ».
  20. De re aut visu, aut auditu, aut tactu: « dans la réalité, soit par la vue, soit par l’ouïe, soit par le toucher ».
  21. Dans le manuscrit, Verne place une deuxième parenthèse droite après « Tilleuls ».
  22. Biffé: « et ».
  23. Biffé: « centi » comme préfixe de « gramme ».
  24. Biffé: « non ».
  25. L’apostrophe est biffée dans « L’homond ».
  26. Selon Lhomond (p. 74), « les verbes déponents se conjuguent pour le latin comme les verbes passifs et pour le français comme les verbes actifs. Il y a des verbes déponents de chacune des quatre conjugaisons passives ».
  27. Ergo: « donc » (grammaire de Lhomond, p. 96).
  28. Biffé: « directement », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « nécessairement ».
  29. Biffé: « comme », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « ainsi que ».
  30. Biffé: « direct », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « à l’accusatif ».
  31. Studeo grammaticae: « j’étudie la grammaire » (grammaire de Lhomond, p. 146).
  32. Biffé: « toujours » (entre « on » et « dit »).
  33. Æneas amat Didonem: « Enée aime Didon » (voir note 11 ci-dessus).
  34. Dus, da, dum: légère erreur de Jules Verne qui confond le gérondif (déclinaison de l’infinitif) et l’adjectif verbal en -dus, -da, -dum qui dépend du genre (grammaire de Lhomond, p. 162).
  35. Amo, amas, amat, amamus: « j’aime, tu aimes, il aime, nous aimons » (grammaire de Lhomond, p. 32).
  36. Biffé: « anté » comme préfixe de « diluvien ».
  37. Biffé: « latine ».
  38. Biffé: « possédaient », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « jouissaient ».
  39. Biffé: « comprimant », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « arrêtant ».
  40. Biffé: « de rues ».
  41. Biffé: « Et cepend » (sic), remplacé par « Pourtant ».
  42. Ite clarinettam lusum: « allez jouer de la clarinette ». Selon Lhomond (p. 91 et p. 161), « quand il y a en français deux verbes de suite, et que le premier marque du mouvement, comme « aller », « venir », on met en latin le second au supin en -um. Je vais jouer, eo lusum ». Ici apparaît le latin de cuisine cher aux lycéens avec clarinettam que Verne combine avec l’exemple de Lhomond.
  43. Anna soror, quae me suspensam insomnia terrent: neuvième vers du quatrième livre de l’Enéide où Virgile se réfère à Anna, qui, dans la légende carthaginoise, est la soeur de Didon. Les Romains paraissent l’avoir confondue, par une fausse homonymie, avec une divinité purement locale du Latium, Anna Perenna. Verne traduit fort librement ce vers qui signifie en réalité: « Anne, ma soeur, quelles visions m’épouvantent et me tiennent en suspens » (traduction Maurice Rat).
  44. « Thucydide » est mal écrit et orthographié dans le manuscrit. Bien que Naso Paraclet soit latiniste, il faut croire qu’il lisait aussi couramment le grec.
  45. Biffé: « qu’on voit s’asseoir entre », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « augmentée de ».
  46. Verne a biffé « qui possède » et l’a remplacé au-dessus dans le manuscrit par « possesseur », mais a oublié d’ajouter « d’un » afin que la phrase soit grammaticalement correcte.
  47. Biffé: « rues ».
  48. Sic parvis componere magna solebam: « Ainsi j’avais coutume de comparer les grandes choses aux petites ». Jules Verne a confondu deux passages de Virgile, le vers 23 de la première Bucolique qu’il cite incorrectement en écrivant si parvis... au lieu de sic parvis..., et la fin du vers 176 du livre IV des Géorgiques (citation célèbre que plusieurs dictionnaires Larousse citent volontiers): si parva licet componere magnis, « s’il est permis de comparer les petites choses aux grandes ». On lit chez Ovide (Métamorphoses, chant V, vers 416-417): quodsi componere magnis parva mihi fas est, « s’il m’est permis de comparer de petites choses aux grandes ».
  49. Que retranché: selon Lhomond (p. 195), « on appelle que retranché, celui qui, étant entre deux verbes français, ne peut pas se tourner par lequel, laquelle, et qui ne s’exprime point en latin ». Par exemple, dans l’expression je crois que Dieu est saint, que n’est pas traduit en latin, sauf dans certains cas par ut (voir note 69).
  50. Biffé: « coeurs ».
  51. Lors de la rédaction du manuscrit, Verne a voulu ajouter Anselme, mais s’est très vite repris. Avant « des Tilleuls », il y a « Ansel » biffé.
  52. Biffé: « pays », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « plaines ». Entre « de » et « Champagne », le manuscrit contient, biffé, « vignobles ». Après « Champagne », Verne pensait poursuivre sa phrase: le manuscrit contient un point-virgule, suivi de quelque mots biffés, difficilement lisibles où l’on devine: « et » et « surprendre ».
  53. Biffé: « aigues ».
  54. Dans le manuscrit, Verne a écrit « quoiqu’il » en un seul mot.
  55. Dans le manuscrit: « Quelle ».
  56. Biffé: « orné ».
  57. Biffé: « places ».
  58. Biffé: « ces cinq », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « ces jeunes ».
  59. Biffé: « elles », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « les filles incomprises ».
  60. Biffé: « C’est une ». « Virginale » a été ajouté par la suite au-dessus de la ligne, entre « lampe » et « que ».
  61. Deux mots illisibles sont biffés entre « une » et « unanimité ».
  62. Sed tamen, iste Deus, qui sit, da, Tityre, nobis: vers 18 de la première Bucolique de Virgile signifiant: « Cependant, dis-nous, Tityre, qui est ce Dieu (dont tu parles tant) ». L’expression « quel qu’il soit », ajoutée par Verne, ne figure pas dans le texte latin. La première Bucolique est un dialogue entre deux bergers, Mélibée et Tityre.
  63. Biffé: « produisirent un succès attendu ».
  64. Biffé: « syncope ».
  65. Ipse gravis graviterque ad terram pondere vasto concidit: 498e vers du livre V de l’Enéide de Virgile. Concidit est le début du vers suivant. En scandant cet hexamètre, cela devient évident. Ces vers signifient: « Il tomba lui-même pesamment, pesante masse, de tout son poids sur la terre » (traduction Jacques Perret).
  66. Biffé: « aurait ».
  67. Dans le manuscrit: « avaient-elles ».
  68. Dans le manuscrit, Jules Verne orthographie « nénuphares ».
  69. Ut: « afin que » (grammaire de Lhomond, p. 97).
  70. Biffé: « faite ».
  71. Biffé: « employait pas », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « avait pas besoin de ».
  72. Biffé: « en quelques instants ».
  73. Exemple de Lhomond (p. 211).
  74. Multos annos utor familiariter patre tuo: « il y a plusieurs années que je suis lié avec votre père » (grammaire de Lhomond, p. 181).
  75. Abhinc: selon Lhomond (pp. 181-182), « si le temps est passé, et qu’il ne dure plus, on met le nom de temps à l’accusatif, ou à l’ablatif avec abhinc, et l’on se sert du nombre cardinal ». L’exemple qui suit dans le texte de Verne est aussi celui de Lhomond.
  76. A la page 200 de la grammaire de Lhomond, on trouve: « Je crois que vous vous repentirez » credo fore ut te poeniteat, « Je croyais que vous vous repentiriez » credebam fore ut te poeniteret « Je croyais que vous vous seriez repenti » credebam futurum fuisse ut te poeniteret et « vous croyez qu’il aura bientôt terminé cette affaire » credis fore ut brevi illud negotium confecerit.
  77. Biffé: « quitta son ». Verne avait écrit le verbe avant de remarquer la nécessité de le faire précéder du sujet.
  78. « Ô honte! »Selon Lhomond (p. 97), proh est une interjection marquant l’indignation.
  79. Verne écrit « Lafontaine » en un mot.
  80. Biffé: « laissé fuir ».
  81. Biffé: « provoquant », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « à l’aide d’ ».
  82. Biffé: « ne pas les manquer ».
  83. Biffé: « satis » (sic).
  84. Biffé: « je ».
  85. Non mihi licet esse pigro: « il ne m’est pas permis d’être paresseux » (grammaire de Lhomond, p. 135).
  86. Ditissimus urbis: contraction du superlatif divitissimus. Homo (l’homme) est sous-entendu (grammaire de Lhomond, p. 142). Le plus riche des dieux était Pluton, dieu des Enfers, riche de toutes les âmes des morts.
  87. Ici Jules Verne a pratiquement copié une page de la grammaire de Lhomond avec Maxime omnium conspicuus: « le plus remarquable de tous », la règle des noms partitifs et les trois manières d’exprimer « je suis un des soldats » (grammaire de Lhomond, p. 143).
  88. Magna calamitas nobis imminet, impendet, instat: « un grand malheur nous menace » (grammaire de Lhomond, p. 147, où le grammairien emploie tibi « te » au lieu de nobis). Verne copie l’exemple de Lhomond, même si les trois verbes ont un sens identique: « menacer ».
  89. Abundat divitiis, nulla re caret (grammaire de Lhomond, p. 149): « il regorge de richesses, il ne manque de rien ».
  90. Quoenam mater liberos suos non amat: Quoenam dans le manuscrit de Verne. La graphie oe pour ae se trouve fréquemment dans les éditions latines du dix-neuvième siècle (remarque identique pour la note suivante, moerore).
  91. Moerore conficior: « je suis accablé de chagrin » (grammaire de Lhomond, p. 156). L’expression latine est soulignée dans le manuscrit, ce qui est rarement le cas; Verne écrit la plupart du temps les expressions latines en italique.
  92. Teneo lupum auribus: « je tiens le loup par les oreilles » (grammaire de Lhomond, p. 180).
  93. Verne orthographie « français » avec une majuscule dans le manuscrit: « Français ».
  94. Turba ruit, au singulier: « la foule se précipite » ou turba ruunt, au pluriel: « les gens (la foule) se précipitent » (grammaire de Lhomond, p. 145).
  95. Vidi domum tuam, et illius pulchritudinem miratus sum: « j’ai vu votre maison et j’en ai admiré la beauté » (grammaire de Lhomond, p. 169).
  96. Quis te furor tenet ? « quelle folie te possède (te tient) ? »
  97. Te relinquo: « je te quitte, je te laisse ».
  98. Biffé: « votre », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « le ».
  99. Quos ego: début du vers 135 du livre I de l’Enéide de Virgile. Cette apostrophe quos ego « vous que je devrais... » rappelle le début de Madame Bovary après l’entrée pittoresque en classe de Charles Bovary qui provoque une intervention énergique et excédée du professeur.
  100. Quousque tandem: « Jusques à quand »..., expression fameuse de Cicéron au début de la Première Catilinaire.
  101. Verum enimvero: « Mais en réalité c’est que... » Cette expression s’écrit en deux mots que Verne a rédigé en un seul dans le manuscrit. On la trouve dans Cicéron, Seconde action contre Verrès, livre III, paragraphe 194.
  102. Cave ne cadas: « prends garde de tomber, fais attention de ne pas tomber » (grammaire de Lhomond,p. 205).
  103. Biffé: « heurté », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « rencontré ».
  104. Ne insultes miseris: insultes est au subjonctif présent. Normalement, il faudrait insultaveris, c’est-à-dire le subjonctif parfait. Avec Ne insulta, Verne propose l’impératif (trois formes de la grammaire de Lhomond, p. 175).
  105. Viripotens: ce terme de droit (Jules Verne avait une formation de juriste) signifie nubile, en puissance d’homme.
  106. Biffé: « C’est une ».
  107. Le manuscrit porte à cet endroit « en ».
  108. Biffé: « couronnerait », remplacé au-dessus dans le manuscrit par « satisferait ».
  109. Quota hora est ? « quelle heure est-il ? » (grammaire de Lhomond, p. 173).
  110. Quinta: « cinq (heures) », littéralement « la cinquième (heure) ».
  111. Biffé: « concentrait » (après « virginal ») et « rejeton prenait » (entre « le » et « aux ») remplacé au-dessus dans le manuscrit par « soumettait seulement ».
  112. Biffé: « pots de pommade ».
  113. Biffé: « faillirent ». Les trois verbes de la phrase: « déroulèrent », « faillirent » et « s’allégèrent » sont corrigés et remplacés par: « déroulent », « pensent » et « s’allègent ».
  114. Biffé: « prochaine et mélodieuse ».
  115. Biffé: « entrée ».
  116. Biffé: « brûlant ».
  117. Biffé: « abdominale ».
  118. Verne écrit « Aphrodite » avec une minuscule : « aphrodite ».
  119. Biffé: « Naso faillit la prendre ».
  120. Biffé: « le marquis ».
  121. Cubile: « le lit » (grammaire de Lhomond, p. 102).
  122. Tonitru: « le tonnerre » (grammaire de Lhomond, p. 9).
  123. Cornu: « la corne, l’aile d’une armée » (exemple de la quatrième déclinaison dans la grammaire de Lhomond, p. 8).
  124. Biffé: « et ».
  125. Biffé: « tes bras ».
  126. Biffé: « s’ouvrir aux ».
  127. Duo in una carne: « deux êtres en une seule chair ».
  128. Biffé: « un fond ». Verne a remplacé dans le manuscrit l’expression « avec un fond de sable » par « avec des sables unis ».
  129. Biffé: « et ».
  130. Noctem insomnem ducere: « passer la nuit sans dormir », salva fide: « sans blesser sa conscience » et dissimulanter: « sans faire semblant de rien » sont trois exemples de la grammaire de Lhomond (p. 266: « Différentes manières d’exprimer la préposition sans devant un infinitif »).
  131. Devant « ailleurs » figure dans le manuscrit une tache qui pourrait faire lire « railleurs ».
  132. O, evax, hei, heu, papae, hui: interjections marquant l’admiration selon Lhomond (p. 97).
  133. Dans le manuscrit, « abritant » est biffé, remplacé par « prêtant ».
  134. Dans le manuscrit, le paragraphe complet (partiellement biffé) se lit: « Neuf mois après, les Tilleuls étaient en fleurs et dans sa joie naturelle, le brun professeur ne put s’empêcher de pousser à son ami Lafourchette une pointe grammaticale ! » La fin du paragraphe est ajoutée en écriture plus fine.
  135. Le mot « disait » est partiellement raturé dans le manuscrit, ce qui permettrait de lire aussi « dit » ou « dis ».
  136. Verne a d’abord écrit « Naso », qu’il rature en « Maro » dans le manuscrit.
  137. Dans le manuscrit, le début de la phrase « Bientôt même ces incidents disparurent, les deux champions n’excitèrent plus » remplace une ligne biffée: « à part cet incident solitaire, leur existence ne fut troublée d’aucune ».

JV.Gilead.org.il
Copyright © Zvi Har’El
$Date: 2007/12/23 17:44:43 $